Spécial “Tigres de Victo” avec Bruce Richardson sur KYQ 95,7

 

Guy Huot | Parlons Junior

VICTORIAVILLE | Dans le cadre de son émission « Chez nous c’est du Sport! », Pascal Lévesque s’entretient avec Bruce Richardson dans sa chronique « Parlons hockey avec le coach. » Voici l’allure de cet échange.

 

 P.L. : « Bruce, bien des gens pensent que lorsque l’équipe est sur la route, ce sont des vacances, des jours de congé pour les joueurs. Qu’en est-il vraiment ? »

 B.R. : « Ce ne sont vraiment pas des vacances, Pascal. Daniel, notre chauffeur a comptabilisé la distance parcourue et les heures passées dans l’autobus : 3 300 km et 30 heures en 6 jours avec des arrêts dans 4 hôtels différents. Un tel voyage demande beaucoup d’organisation, de planification. Nos jeunes ont de 16 à 20 ans; nous devons donc superviser leurs agissements car nous en avons la responsabilité. Voir à ce qu’ils aient des heures de pratique sur la glace, à ce qu’ils aient de bonnes heures de sommeil pour qu’ils puissent se présenter aux parties, frais et dispos. »

 

P.L. : « Un voyage parfait de 3 gains en 3 joutes, on a abordé ça comment ? »

B.R. : « On est très content du résultat. On a réussi à ramasser les deux points chaque fois. Le secret, c’est de prendre une partie à la fois, de ne pas se projeter trop en avant, ne pas trop penser à l’ensemble; ça aide à aller chercher la victoire. Malgré le succès de ce voyage, ce fut très calme dans l’autobus au retour. Pas de party, pas de champagne ! On n’a pas gagné la saison, on a gagné une série. Et le retour à la maison est bien accueilli. »

 

P.L. : « Il y a certains joueurs qui en ont donné beaucoup lors de ce voyage. On pense entre autres à Comtois, Lapierre et Marois. Qu’en est-il au juste ? »

B.R. : « Une équipe ce n’est pas que 3 joueurs Pascal, bien que ces noms reviennent souvent, soient mis de l’avant bien souvent. Nos deux gardiens ont été excellents. Des gars comme Pomerleau sont très importants même s’ils n’apparaissent pas toujours sur la feuille de pointage. Même chose pour Gingras qui vient stabiliser notre défensive. Des joueurs de l’ombre comme Huntington qui joue sur  une 4e ligne apportent leur contribution à l’équipe. Un gars comme Félix Lauzon en désavantage numérique nous apporte une aide précieuse. C’est une « game » qui se joue sur 200 pieds de longueur et on a besoin de la contribution de chacun, de toute l’équipe, pour connaître du succès. »

 

P.L. : « Quelle est la situation en ce qui concerne les blessés ? »

B.R. : « Mathieu Ayotte a recommencé à patiner. Il a un chandail jaune : jeu sans contact. Encore 2 à 3 semaines avant de réévaluer son statut. Gabriel Gagné est à Ottawa où les Sénateurs veulent suivre l’évolution de sa blessure à une cuisse. Il est suivi au jour le jour. On s’attarde entre autres sur la flexion de sa jambe blessée. Un claquage entraîne parfois des dommages plus sévères que prévus. On avait même envisagé une opération mais cette idée a été écartée. Mais c’est plus long que prévu. Guillaume Beck a recommencé à pratiquer avec contacts. Mais on va prendre notre temps avant qu’il ne revienne dans un match de la LHJMQ. On veut être bien sûr qu’il sera fin prêt quand on lui donnera le feu vert pour un retour. Quant à Jake Schultz, on est toujours en attente : il a à régler des problèmes de visa … Quand il sera en uniforme, il apportera un « plus » à l’équipe. C’est le genre de joueur qui impose le respect. Sa présence fait que les petits joueurs se sentent 2-3 pouces plus grands ! On sera patient avec lui aussi. Il est « hors jeu » depuis le 1er septembre. Nous allons nous assurer qu’il est en bonne condition pour un retour (« game shape »). »

 

P.L. : « Comment on entrevoit la fin de semaine, coach ? »

B.R. : « Il faut regarder en avant, pas revenir en arrière. On veut monter au classement pour accéder au niveau le plus haut qu’il nous est possible. Quand ça va moins bien, tout le monde est « marabout » : partisans, entraîneurs, joueurs. Il y a beaucoup de travail à faire alors. Ce qui fait que ça va bien présentement, c’est que les joueurs ont augmenté leur niveau de compétition, leur niveau d’engagement. Ils ont acheté le principe  que le succès réside dans les détails. Le système est meilleur parce qu’on garde ça simple. Ils sont contents de gagner mais sont capables de passer à autre chose, à l’autre « game ». On regarde en avant. »

 

P.L. : « Coach Richardson, merci de vous être déplacé et surtout grand merci pour votre disponibilité, votre généreuse collaboration. C’est très apprécié. À la prochaine. »

 

Crédit photo: Michaël Proulx | Parlons Junior

© 2010 - Présent, ParlonsJunior.Com