Jérôme Mésonéro : Du baseball à directeur-gérant d’une équipe de la LHJMQ

Vendredi dernier, ParlonsJunior a profité de sa visite au Colisée Desjardins pour s’entretenir avec le directeur gérant des Tigres de Victoriaville, Jérôme Mésonéro, afin d’en apprendre plus sur les rouages d’un gérant général dans la LHJMQ car cette fonction est bien plus que simplement regarder des parties de hockey et congédier des entraineurs comme il le mentionne si bien.

Avant tout, il est intéressant d’en apprendre un peu plus sur l’homme et ce qui fait qu’aujourd’hui, il soit l’homme à décision d’une équipe de hockey. Comparativement à d’autres hommes de hockey, il n’a pas un passé dans le hockey professionnel, sa carrière s’étant terminée dans le…Midget.

De son propre aveu, il était meilleur au baseball qu’au hockey, il a d’ailleurs joué pour les Ambassadeurs de Lévis durant une saison et demie au niveau junior majeur.

Malgré tout, il avait une grande passion pour le hockey, ce qui l’a amené à diriger des équipes de hockey au niveau amateur mais c’est vraiment en 1995-1996 que le point tournant est survenu dans la vie du natif de Lévis.

À ce moment-là, il était entraineur au niveau Midget BB, il fut approché par Yvan Fortin. Ce dernier lançait la première saison des Commandeurs de Lévis, une équipe de hockey Midget AAA : « Cet homme-là a eu un rôle important à jouer dans ma carrière» de spécifier l’actuel DG.

Il l’avait alors recruté afin d’être...recruteur. Ayant la piqûre immédiatement, Jérôme a aussi appliqué sur un poste de dépisteur avec les Voltigeurs de Drummondville. Ainsi, au tout premier match des Commandeurs, il était déjà à l’emploi des Volts.

Au bout de 3 saisons, il a abandonné sa carrière d’entraineur au niveau midget BB pour accepter un nouveau poste, temps plein celui-ci, dépisteur-chef des Saguenéens de Chicoutimi : «de toute façon, ma carrière d’entraineur n’allait nulle part » dit-il sans gène. De plus, il spécifie qu’être entraineur et recruteur, ce n’est pas la même philosophie et qu’il est très difficile de conjuguer les deux.

C’est ainsi qu’en 2005-2006, le dépisteur dans l’âme est devenu l’homme de confiance des Tigres de Victoriaville.

Un DG, ça mange quoi en hiver?

Que fait un directeur gérant du circuit Courteau fait dans une journée? Beaucoup plus que nous pourrions l’imaginer. C’est de son rôle de s’occuper de la gestion quotidienne de l’équipe, soit l’embauche du personnel, la gestion des voyages de l’équipe sur la route, superviser autant les entraineurs, les joueurs que son personnel de bureau comme Yves Bonneau, directeur du marketing et relationniste et Pascal Labarre, directeur administratif.

Tout cela sans oublier qu’il doit faire la planification budgétaire et s’assurer que ses joueurs aillent à l’école.

Selon ses dires, c’est vraiment 50% de décision relié au département hockey et 50% de décision de toutes sortes : « Il n’y a pas de cadre rigide, il y a des journées que je peux prendre 150 décisions et c’est vraiment cela qui me fascine» de dire avec passion l’homme de 38 ans.

Bien sur, tout cela vient par bourrée, il peut y avoir des semaines de 125 heures alors qu’à d’autres moments, c’est beaucoup plus tranquille, comme en été par exemple.

Équipe Québec des moins de 17 ans.

Son plus beau moment dans le hockey est survenu en 2006 alors qu’il avait été nommé responsable de la sélection des joueurs des moins de 17 ans, un tournoi qui avait eu lieu à Régina. Selon ses dires, l’équipe Québec n’avait pas gagné la médaille d’or depuis une quinzaine d’années et n’a pas gagné de médaille depuis ce temps, son équipe avait battu les États-Unis 5-2 en finale : « J’ai vraiment le sentiment d’avoir accompli quelque chose avec les joueurs mis en place. Martin Bernard, le coach, avait fait un travail incroyable. Ce fut un moment clé pour moi.»

À l’inverse, il n’avait pas de réponse à me donner quant à son pire moment dans le hockey : «Je crois que le pire moment pour un homme de hockey est de se faire congédier et ça ne m’est pas arrivé jusqu’à maintenant. Pour l’instant, je touche du bois mais je sais qu’un jour, ça m’arrivera» dit-il en toute conscience.

Le 6 janvier 2011, journée mémorable pour Jérôme Mésonéro.

En tant qu’homme de hockey chez les Tigres de Victoriaville depuis quelques années, la journée du 06 janvier 2011 restera gravée dans sa mémoire à jamais.

En fait, on doit remonter en 2006 pour bien comprendre ce qu’il amène aujourd’hui, à faire de cette journée, un moment inoubliable.

En 2006, il en était à son tout premier repêchage en tant que directeur- gérant des Félins. En première ronde, il fait entendre le nom de Kevin Poulin dans tout le Civic Centre de Charlottettown et ce, dès le 3e rang. Ensuite, en deuxième ronde, il a nommé un certain Philip-Michael Devos. «Pour moi, ces deux joueurs représentent la renaissance des Tigres» de spécifier M. Mésonéro.

4 ans plus tard, le 06 janvier 2011, Kevin Poulin était impliqué pour la première fois dans un match de la Ligue nationale de hockey, il est venu en relève de Nathan Lawson qui a accordé 2 buts rapides. En ce qui concerne l’ancien gardien des Tigres, il a été parfait en repoussant les 19 lancers dirigés vers lui. Les Islanders se sont tout de même inclinés au compte de 2-1.

Plus tôt dans la journée, Jérôme avait échangé son capitaine et joueur vedette, Philip-Michael Devos contre Benjamin Laliberté, 2 choix de première ronde (2011, 2012) ainsi qu’un choix de 2e ronde.

L’histoire d’une rencontre, Mésonéro l’emporte sur Martel.

Le 19 décembre 1999, il était effectivement derrière le banc en tant qu’entraineur-chef des Saguenéens ont battu le Drakkar de l’entraineur Richard Martel au compte de 6-2. Ce qui est intéressant, ce sont surtout les circonstances. Durant la saison 1999-2000, Jean-Daniel St-Martin était l’entraineur-adjoint de Martin Daoust et il venait d’accepter le poste d’entraineur-chef des Élites de Jonquière dans la ligue de développement Midget AAA.

C’est ainsi que le natif de Lévis s’est retrouvé derrière le banc en tant qu’adjoint à Martin Daoust à la demande de l’organisation pour terminer la saison. Ce dernier s’étant retrouvé sur le coup d’une suspension, Jérôme s’est retrouvé à prendre les rênes de l’équipe….l’histoire d’une rencontre.

Quand on consulte le site de la ligue, on constate que c’est la victoire du 17 décembre 1999 (victoire de 7-6 contre les Tigres) qui est à la fiche de l’actuel DG des Tigres mais de l’avis de l’intéressé, il confirme bien qu’il s’agit d’une erreur et c’est vraiment le 19 décembre de l’an 1999 que l’histoire s’est écrite

photo: tigresvictoriaville.com

© 2010 - Présent, ParlonsJunior.Com